top of page

Le retour des odeurs passe… par vos mots

  • florentinemasson
  • 26 juin
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 28 juin


Pourquoi notre perception des odeurs est unique

(et comment la retrouver)


Saviez-vous que notre odorat n’est pas “universel” ? Environ 30 % des gènes des récepteurs olfactifs diffèrent d’une personne à l’autre. Résultat : face à la même odeur, votre cerveau ne la “lit” pas exactement de la même façon. Ce n’est donc pas uniquement lié à vos souvenirs ou à votre environnement culturel : c'est aussi génétique.


Mais l’odorat dépend aussi du nez. Les dernières recherches (Datta Lab, avril 2026) suggèrent que l’épithélium olfactif serait organisé spatialement, avec une forme de “carte” où certains récepteurs sont plus associés à des familles d’odeurs (aliment, relations sociales, danger, etc.). Autrement dit : le nez ne fait pas que réceptionner l’information olfactive, celle-ci serait aussi structurée très tôt, avant même que le cerveau n’en donne un sens.


La première « carte des odeurs » dans le nez de la souris
© David Brann, Datta Lab, Harvard Medical School

La première « carte des odeurs » dans le nez de la souris



L’odeur, ce n’est pas seulement une molécule


On a longtemps pensé que l’odeur était codée comme une simple stimulation chimique. Or, des résultats récents montrent que le cerveau associe l’odeur à un concept plus large : un même système peut répondre non seulement à l’odeur, mais aussi à ce qui lui est lié — l’image, le mot, et la signification.


Exemple : le concept “banane” peut être activé via plusieurs sens : ce que vous sentez, ce que vous voyez, et les mots qui y sont associés. En clair, votre cerveau ne stocke pas uniquement une odeur. Il stocke une histoire d’odeur, un réseau d’associations : langage, visuel, repères… tout ce qui peut être raconté.



L’expertise olfactive passe par le langage


Une étude menée auprès d’étudiants en parfumerie révèle un point clé : on ne devient pas expert uniquement en sentant “plus” ou "plus fort". On progresse surtout en développant un vocabulaire précis. Apprendre à sentir, c’est apprendre à décrire.



Ce qui rend une odeur mémorable : raconter l’odeur


Les recherches suggèrent que la mémorabilité d’une odeur dépend moins de son intensité ou du plaisir ressenti que de sa capacité à être :

  • décrite (on peut lui donner des mots),

  • associée à des images, souvenirs ou repères,

  • et distincte des autres (une description spécifique permet de la différencier).



Conclusion


Si une odeur est “racontable”, elle est plus facilement mémorisable. Et si elle est mémorisable, sa porte de retour vers le percept devient plus accessible.



Pour les personnes ayant perdu l’odorat (anosmie)


Dans cette logique de reconnexion olfactive, l’objectif n’est pas de “forcer” une sensation immédiate. Il s’agit de réactiver les chemins conceptuels qui relient


odeur ↔ langage ↔ mémoire ↔ associations multisensorielles.


C’est précisément le principe du Parcours de Reconnexion Olfactive que je propose : utiliser le langage et la mémoire pour aider le cerveau à reconstruire des repères stables.



Florentine

Olfactothérapeute



Sources :

David Brann, Datta Lab, Harvard Medical School

Du nez à la mémoire - Anne-Lise Saive - ISIPCA 2026

 
 
 

Commentaires


Prendre rendez-vous

06 28 25 28 81

A Grenoble

Terre d'étoiles : 42, rue Très-Cloîtres

A Meylan 

Pépinière du bien-être : 5, avenue du Vercors

  • Instagram
  • Facebook
  • LinkedIn

© 2023 par Florentine Masson. Créé avec Wix.com

bottom of page